Vous vous demandez qui touche quoi sur une vente d’album chez Ant Editions ?

On vous explique ici notre système (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Répartition album

Le système Ant Editions

Contrairement au système classique, Ant Editions ne verse pas d’avances sur droit mais rémunère les autrices et auteurs à la planche puis verse des droits dès le premier exemplaire vendu.

Ce principe est beaucoup plus juste pour les auteurs et permet d’être rémunéré plus correctement pour leur travail. Mais cela implique aussi quelques sacrifices dans notre fonctionnement.

Qui touche quoi sur une vente d’albums ?

Nous allons prendre en exemple le premier tome de Vivre en Macronie. Il est vendu 10€. La répartition s’effectue comme sur ce schéma. Plutôt que de vous assommer avec des chiffres pouvant varier d’un album à l’autre, en fonction des tirages, du type d’album, nous avons préféré vous montrer de façon visuelle comment les gains se répartissent.

Réalisation de l’album

Il y a deux gros postes de dépense : l’impression et les autres frais de réalisation. Ces frais sont avancés par l’éditeur. L’impression correspond au coût de fabrication de l’album. Cette charge peut varier en fonction de l’album et de son tirage. Il est plus intéressant financièrement d’imprimer un album à 2 000 exemplaires d’un seul coup plutôt que de faire deux tirages à 1 000. C’est pour cela d’ailleurs que nous lançons systématiquement des campagnes de pré-ventes, cela permet d’anticiper le premier tirage ! Les autres frais de réalisation regroupent le paiement des planches à l’auteur, les frais de maquette, les dépenses annexes (par exemple en communication).

Les frais de fonctionnement

Ant Editions étant une entreprise (qui ne touche pas de CICE et qui n’a aucun compte à l’étranger), elle a aussi des frais de fonctionnement. Les ventes d’albums doivent permettre de les amortir (on retrouve dedans en vrac les frais bancaires, des taxes et impôts, du matériel, des fournitures,…).

La TVA

L’Etat prend aussi sa part sur les ventes, via la TVA. Hop, 5,5% qui partent. On va dire que ça permet de financer les écoles et les hôpitaux (et on oublie la suppression de l’ISF).

Les droits d’auteur

Il reste ensuite les droits d’auteur. L’objectif visé est de faire grossir cette part. Si l’album se vend bien et devient réellement rentable, les autres frais de réalisation pourront être injectés dans des droits d’auteur plus conséquents (vous l’aurez compris, notre boutique vous attend).

L’éditeur

Enfin, la part de l’éditeur (pourquoi ça tombe sur le squelette, hein ?). Là aussi, si l’album est amorti, une partie des gains arrivera dans l’escarcelle de l’éditeur. Bon, ne vous attendez pas non plus à voir un éditeur millionnaire… Pour l’instant, il ne se rémunère pas et cette part est la seule variable d’ajustement en cas de frais annexes (par exemple s’il y a des intermédiaires comme les libraires).

Les objectifs à long terme

Ant Editions a donc plusieurs objectifs financiers à terme : permettre aux auteurs de vivre de leur métier, dégager au moins un salaire pour l’éditeur (et, en cas de succès, pouvoir investir dans un local et salarier correctement des gens), pouvoir financer des programmes environnementaux de façon systématique (si vous connaissez des mécènes qui partagent nos valeurs, ils sont les bienvenus).

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Ant Editions

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